
Le booster d’apport est un crédit destiné à aider un pharmacien à acheter une officine lorsque son propre apport est trop faible. Ce type de prêt a été développé par les groupements pharmaceutiques et les grossistes-répartiteurs afin d’encourager les jeunes professionnels à s’installer et assurer ainsi l’avenir du métier.
Comment fonctionne un booster d’apport ?
De nombreux intervenants du monde de la pharmacie, proposent aujourd’hui aux pharmaciens des solutions pour réunir la somme nécessaire à l’acquisition d’une pharmacie. Il est en effet généralement conseillé de présenter un apport personnel de l’ordre de 20% du prix d’achat, ce qui n’est pas forcément accessible à tout le monde.
C’est pourquoi, après examen et acceptation de son dossier, un jeune pharmacien peut voir son apport personnel être doublé grâce au booster d’apport. De son côté, le groupe proposant le booster se portera caution auprès de la banque.
Pour bénéficier d’une telle aide, plusieurs conditions peuvent être requises, comme par exemple opter pour un prêt in fine et rejoindre le réseau à l’origine du booster d’apport, pour une durée déterminée pouvant aller de 5 à 7 ans voire plus.
Qu’est-ce qu’un crédit in fine ?
Les boosters les plus « classiques » se présentent sous forme de prêt in fine. Une formule de prêt obligataire (souscription d’Obligations non Convertibles : OC) existe aussi, moins fréquente.
Souscrire un prêt in fine signifie que seuls les intérêts doivent être payés chaque mois, au contraire d’un prêt amortissable où une partie du capital est aussi à rembourser mensuellement.
Avec le prêt in fine, le capital est remboursé en une seule fois, lors de l’échéance. Les intérêts à payer sont plus chers qu’avec un prêt amortissable, mais ils sont déductibles d’impôts. C’est ce dernier point qui est le plus souvent mis en avant par les banques et qui attire les investisseurs.
Toutefois, pour pouvoir rembourser intégralement son capital lors de l’échéance, il est impératif de développer efficacement son affaire et d’anticiper le terme de son prêt, au risque de devoir chercher un nouvel associé ou revendre sa pharmacie.
- Le prêt in fine se fait auprès d’une banque, le capital sera remboursé à la fin de la période (5 – 7 ans généralement). Les intérêts étant seuls payés pendant cette période . Pendant lcelle-ci le partenaire (Groupements, grossistes, CAVP …) se porte caution auprès de la banque. Bien naturellement les différents intervenants demanderont aux futurs titulaires des contreparties (adhésion au groupement, voire à l’enseigne, se fournir chez le répartiteur, achat des génériques auprès des mêmes prestataires , l’expert comptable peut également être imposé …..)
- Le contrat obligataire se fait par la souscription d’obligations non convertibles (*), de même que précédemment la somme prêtée sera remboursée au terme du contrat. Les contreparties sont les mêmes que ci-dessus.
(*) il existe également les OCA : Obligations Convertibles en Actions, à manier avec grande prudence puisque par définition les actionnaires d’une officine ne peuvent être QUE des pharmaciens
Le Cabinet Conseil RIBERRY est à même de vous conseiller objectivement et en toute indépendance sur ces boosters d’apports et leurs implications.